J'ATTENDAIS SOUS LA TENTE LA FIN DE LA PLUIE SYNTHÉTIQUE POUR JOINDRE L'ÉCHELLE QUI M'AURAIT AMENÉE AUX ASTRES.

2019

installation site-spécific 

TAMAT, Museum of Tapestry,

Tournai, BE.

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This installation was on the ground floor, from the balcony of the first floor, the spectator was invited to eat a candy and throw away its packaging. A synthetic rain was falling, covering the floor.  

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  Anna Zanichelli investit l’espace au plus proche des tapisseries historiques. Entre cet univers ancien, très codé, et aujourd’hui, elle tisse des traits d’union métaphoriques, des traces d’une vie précaire, tournée vers l‘observation de brillances ténues. Sur le sol sombre et luisant, des emballages de bonbons, chiffonnés, dessinent une constellation de points aléatoires. Dépouilles translucides. Elle récolte des matériaux usés, des matières usagées, des emballages et des rebuts qu’elle transforme et assemble à l’aiguille. Elle installe un abris de fortune, lunaire, des épures d’objets usuels, reconstitués. Signes d’un crash ? On dirait un fragile monument au sans-abrisme universel. Elle fait descendre des cintres une longue et ondoyante voie lactée cousue de tétrapacks retournés, argent. Un chemin articulé qui évoque d’anciennes communications mythiques entre le sol et les infinis, là où les images cessent d’être parfaitement discernables, ténèbres d’où elles proviennent. Un chemin abandonné. L’artiste expose face au monde dense et bien réglé des tapisseries un autre monde sans plus aucun centre de gravité, désarticulé, éparpillé, inhabité. Éphémère. 

Pierre Hemptinne  - Pointculture.be 

Article publié le 31 Décembre 2019 

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Visual art.